PHOTOTWENS 2021/ Leuven

Natalie Malisse et Pauline Van den Este, deux diplômées du 75 exposent à Leuven

03/09/2021 → 19/09/2021 – Kapel Romaanse Poort, Brusselsestraat 63, B-3000 Leuven.

Unexposed, het Leuvense platform voor fotografie, nodigt u uit op de tentoonstelling van de PhotoTWENS-laureaten 2021 vanaf vrijdag 3 september 2021 om 10 uur in 30CC, Kapel Romaanse Poort, Brusselsestraat 63, B-3000 Leuven. De fototentoonstelling is te bezichtigen tot en met zondag 19 september op weekdagen telkens van 10 tot 17 uur en tijdens het weekend van 10 tot 18 uur.Op maandag is de tentoonstelling gesloten

PAZEA SOVNI / Clyde Lepage (édition Yellow Now)

Clyde Lepage diplômée ESA le 75 en 2019.

Pazea. Mot wallon signifiant chemin, sentier
à travers champs et bois.
Sovni. Mot wallon signifiant souvenir, objet qui
rappelle un lieu ou une personne.

On ne choisit pas le paysage de sa jeunesse. Dépendant des adultes, on grandit là où ils vivent. Ma famille habitait entre Namur et Liège, de part et d’autre de la Meuse.
Dans la voiture, dans le bus, dans le train, je regardais le paysage se fondre dans la vitesse. Le défilement incessant d’images m’hypnotisait. Je me droguais à la vue de ce travelling sans fin, celui de mon propre road-movie. […] 

[…] J’y projetais mes fantasmes d’une autre vie, qui aurait eu pour cadre ces milliers de paysages éphémères. Condamné à disparaître dans l’instant, chaque instantané m’offrait un autre monde possible. J’étais toujours déçue d’arriver, de sortir de l’univers de la fenêtre.
Depuis trois ans maintenant, je retourne régulièrement dans cette région. J’ai brisé la vitre de la voiture, du bus, du train, pour me jeter tout entière dans le paysage. À pied, je peux mettre mon vieux film sur pause autant de fois que je le veux et assouvir ma curiosité. Je pars à la recherche d’un monde disparu, celui des souvenirs de ma jeunesse. Je traque ses traces, je déniche ses reliques. Dans ces lieux qui m’inspiraient tant alors, des personnages apparaissent, des histoires se dessinent. Le quotidien gris d’une région marquée par les vestiges de l’industrialisation et un taux de chômage important me semble source d’une inquiétante étrangeté : il s’y passe autre chose. Influencée par le cinéma belge et sa poésie noire, oscillant entre fiction burlesque et documentaire social, je dresse le portrait subjectif d’un territoire, le mien. (C. L.)

Clyde Lepage
PAZEA SOVNI / 2021

96 pages
16 x 21 cm

EDITIONS YELLOW NOW

KAMEL MOUSSA – .TIFF FOMU 2021

Kamel Moussa – diplômé ESA le 75 en 2016

Kamel Moussa is a Tunisia/Belgian photographer. He was born in Zarzis, Tunisia, in 1981, and currently lives and works in Brussels, Belgium.

Over the past fifteen years, bodies have been washing up on the Tunisian beaches of Zarzis, along with the detritus expelled daily by the sea. The bodies are those of men, women and children who, just before they drowned, still believed that this shoreline would be the first step towards their European Eldorado. In 2011, a local man decided to create a burial site for each one of these anonymous people. Chemseddine Marzoug set to work on his own initiative, building what is now known as the Graveyard for the Anonymous.

While taking photographs of Chemseddine carrying out his charitable work, Kamel Moussa — who is also from Zarzis — learned that in addition to taking care of those who died as they crossed the water, this fisherman fights for the survivors. Together with local organisations, Chemseddine helps the migrants who reached Tunisian soil and have been unable to move on, find accommodation, and, if possible, work.

During the project, the photographer was reminded of the situation that he recorded in 2018 in his book Unstable Balance, which captured the humiliating and desperate experience of young Tunisians who, disillusioned with the revolution and having bravely attempted to leave the country, were repatriated to Tunisia by force. Like them, many migrants from sub-Saharan Africa are now condemned to live in the purgatory of globalisation: neither in hell nor paradise, nor in a cemetery, yet all infinitely removed from their hopes and dreams.

– Text by Jean-Marc Bodson (.tiff)

https://www.futures-photography.com/artists/kamel-moussa

https://fomu.be/
FOMU | Musée de la Photographie

Deuxième saison / Mathilde Mahoudeau et Lucas Castel

Mathilde Mahoudeau et Lucas Castel diplômés 75 – 2018

Du 17.06.2021 au 12.09.2021 CENTRALE.box / Place Sainte-Catherine 44
1000 Bruxelles

Dans le projet documentaire Deuxième saison, les photographes Mathilde Mahoudeau et Lucas Castel explorent à travers l’image et le son, les différentes problématiques liées à la possible ré-ouverture d’un site d’extraction minière en Ariège (France).

L’exposition mêle le médium photographique à une pièce sonore, résultats des témoignages recueillis sur place. En février 2020, une première version de Deuxième saison a été présentée au Centre culturel Wolubilis à Bruxelles pour l’exposition Prix Médiatine, à l’occasion de laquelle le duo d’artistes a obtenu le Prix de la Ville de Bruxelles. En 2021, le duo propose une nouvelle version de Deuxième saison dans la CENTRALE.box. À cette occasion, Lucas Castel et Mathilde Mahoudeau présentent une auto-édition rassemblant les différentes pièces de leur documentaire. Le projet est également présenté au 104 à Paris, dans le cadre du festival Circulation(s) du 13 mars au 2 mai 2021.

Sète#21 Hugues de Wurstemberger

Hugues de Wurstemberger / professeur ESA 75 2003-2021

ImageSingulières est un festival de photographie documentaire créé en 2009 à Sète. Chaque année un photographe de renom est invité à porter son regard sur la ville pour en construire peu à peu le portrait, révélant ainsi les facettes de la photographie contemporaine. Tous ont donné naissance à une série photographique, chacune ayant fait l’objet d’un livre. #SETE 2021

C’est le photographe suisse Hugues de Wurstemberger qui a été choisi pour la treizième immersion à Sète. Celle-ci, dit-il, « va me faire traîner et tourner autour des étangs de Sète, de celui de Thau à celui de Vic, d’Ingril jusqu’à celui de l’Arnel et puis tourne les salins et puis au hasard Balthazar ! ». Révélé à ses débuts par son travail sur la Garde suisse pontificale au Vatican, qui a suscité de nombreuses réactions au moment de sa parution, Hugues de Wurstemberger n’a cessé depuis de trouver des approches inattendues et de contourner avec justesse les écueils des genres qu’il aborde. Ainsi en a-t-il été des travaux qu’il a menés auprès de peuples en lutte pour leur terre au Sahara occidental, ou de son magnifique album de famille Pauline et Pierre, cette « chronique lacunaire des siens » qui transcende l’anecdote en travaillant le lien entre humain et territoire, ici celui de l’enfance. On s’y avisera que le photographe entretient avec la terre un rapport organique, qu’il est avant tout un piéton, un crapahuteur, et que sur les berges de l’étang de Thau il se sentira comme l’hippocampe dans ses eaux.

L’artiste présentera son travail au festival ImageSingulières du 3 juillet au 5 septembre 2021 au Centre photographique documentaire – ImageSingulières (ancienne Maison de l’image documentaire).

Musée de la Photographie de Charleroi – Arnold Grojean

Arnold Grosjean – diplômé 75 – 2015

Arnold Grojean : Prix national Photographie Ouverte 2021

Musée de la photographie, du 29 mai au 19 septembre 2021.

La série s’intitule « Koungo Fitini (Problèmes mineurs) » – plus d’infos sur le site officiel d’Arnold Grojean

Mené à Bamako, capitale du Mali, depuis avril 2013 et au cours de différents voyages, ce projet a pour thématique la vie des enfants des rues à Bamako et a été réalisé en grande partie par les enfants eux-mêmes. Avec l’aide de l’association « Sinjiya-ton Mali » travaillant pour la réhabilitation sociale et professionnelle d’enfants vivant dans la rue, une dizaine d’enfants de 11 à 13 ans ont été formés à la photographie au travers d’ateliers que j’ai initiés et ont pu ainsi témoigner de leur quotidien et de leur réalité.

Des appareils photo furent remis aux dix enfants. Ceux-ci se rendaient au centre de l’association pour assister à des cours techniques en photographie argentique (visite de labo, compréhension de la lumière, notions de point de vue, regard, etc.), et à des ateliers de dessin. Ensuite, nous avons réalisé des entretiens individuels sous forme de dialogues et de discours libres pour commenter pellicules et dessins ; ce qui a permis de légender les photographies des enfants.

Plus tard, j’ai réalisé des portraits nocturnes d’autres enfants des rues sur leur lieu de vie. L’esthétique de ma prise de vue a été choisie en fonction du travail réalisé par les enfants lors des ateliers. J’ai cherché une prise de vue qui puisse venir compléter avec cohérence et pertinence leurs images tout en évitant, autant que possible, de se confondre avec les leurs.

KOUNGO FITINI (Problèmes mineurs) se présente sous forme de dix livrets : huit livrets contenant les images et textes des enfants, un livret comportant mes images et un lexique présent pour contextualiser la culture malienne.

Ce travail a été initié et s’est fait en partie en collaboration avec l’association « Sinjiya-ton Mali » et avec l’aide et l’encadrement de l’Ecole supérieure des Arts de l’image Le 75.

Anne De Gelas « ZONE DE CONFORT »

ETE 78 ASBL – Rue de l’Eté 78 – 1050 Bruxelles

Anne De Gelas : « ZONE DE CONFORT »

« En regardant mes dessins on avait aussi parlé de violence, j’utiliserais bien le mot menace mais cette menace n’était pas seulement liée au corona. L’isolement et la distance ont joués un rôle très important. Disons que la situation m’a permis un certain recul et que ce virus a focalisé cette sensation d’être menacée. De ce point de vue les dessins parlent toujours de manière claire de la femme, de sa place. Je ne sais pas si c’est utile d’en parler, mais c’est très présent lorsque je travaille ».

A l’occasion de cette exposition présentant notamment des photographies et des dessins, un petit livre est édité à 100 exemplaires contenant chacun un tirage photographique différent. Il sera vendu au prix de 20 euros, entièrement au profit de l’artiste.

Un texte de présentation de l’exposition paru dans la livraison de ce mois de la revue « L’Art Même » se trouve sur notre site web à la suite des quelques images: www.ete78.com

Informations pratiques:

  • Samedi 23/01 de 16h à 20h: vernissage sans rendez-vous;
  • Exposition du 23/01 au 28/02;
  • Ouvert tous les samedis de 14h à 18h sans rendez-vous: 30/01, 6, 13, 20 et 27/02.
  • Respect des normes covid actuellement en cours.

D’autres photos, textes et informations sur www.ete78.com
Pour toute information ou réservation: mailto:info@ete78.com