‘Pourquoi suis-je incapable d’aller sur la tombe de mon père ?’ / Erell Hemmer / édition

Erell Hemmer – dipômée 75 – 2016 / Camille Carbonaro diplômée 75 – 2015

Erell Hemmer, artiste photographe et Camille Carbonaro éditrice chez Macaronibook sont ravies de vous inviter à la galerie photo La nombreuse / Rue du Fort 42, 1060 Saint-Gilles le mardi 5 octobre pour fêter le lancement du premier livre photo de Erell qui s’intitule • Pourquoi suis-je incapable d’aller sur la tombe de mon père ? • édité par Macaronibook dans la collection Baleine Blanche.

« Sub Sole » / Massao Mascaro Fondation A Stichting

Massao Mascaro diplômé 75 – 2013

« L’Europe est souvent vendue comme un Eldorado, mais quand on arrive aux portes de l’Europe, les situations sont très très compliquées »

« Sub Sole (in Latin, beneath the sun), an ensemble of photographs made between 2017 and 2020, in the region of the Mediterranean Sea, follows the mythological itinerary of the voyage of Ulysses… »

« La mer Méditerranée lui sert d’itinéraire. À la croisée des mondes, cette mer qui sépare et relie les peuples ne cesse de le traverser. Dans la lumière silencieuse d’un temps bercé par le passé et le présent, il prélève sur son rivage des instants de vies, des moments suspendus entre les êtres, au cœur même des éléments. La pierre, l’eau, l’agave, la terre mais aussi les objets abandonnés et photographiés tout au long de sa route bâtissent le socle de sa recherche. » Fannie Escoulen

Le vernissage se tiendra samedi 25 septembre de 13h à 18h,
Foundation A 
304 Avenue van Volxem
1190 Brussels

Mercredi – dimanche 13 – 18h

Teo Becher / charbon blanc

Téo Becher – Diplômé ESA 75 – 2014

 » La vallée de la Maurienne, dans les Alpes françaises, présente un paysage maîtrisé et largement exploité, marqué par les ambiguïtés et les contradictions héritées de son histoire industrielle. Le torrent de l’Arc, qui la parcourt, fut en effet propice au développement de l’industrie de l’aluminium, par sa capacité à alimenter les usines en hydroélectricité. Surnommée « vallée de l’aluminium », elle est longée par une autoroute et bientôt par une ligne de train à grande vitesse entre Lyon et Turin, projet toutefois entaché de soupçons de corruption et de dégâts environnementaux. Malgré quelques stations de sports d’hiver, la majeure partie de l’espace en Maurienne est pourtant de l’ordre de l’inhabitable, convoquant l’image romantique d’une nature pure et sublime. … » (lire la suite ici)

Exposition du 22/09 au 31/10/2021 chez Contretype
Cité Fontainas, 4 A
1060 Bruxelles – BELGIQUE

Editions le Bec en l’air / En librairie le 14 octobre 2021

PAZEA SOVNI / Clyde Lepage (édition Yellow Now)

Clyde Lepage diplômée ESA le 75 en 2019.

Pazea. Mot wallon signifiant chemin, sentier
à travers champs et bois.
Sovni. Mot wallon signifiant souvenir, objet qui
rappelle un lieu ou une personne.

On ne choisit pas le paysage de sa jeunesse. Dépendant des adultes, on grandit là où ils vivent. Ma famille habitait entre Namur et Liège, de part et d’autre de la Meuse.
Dans la voiture, dans le bus, dans le train, je regardais le paysage se fondre dans la vitesse. Le défilement incessant d’images m’hypnotisait. Je me droguais à la vue de ce travelling sans fin, celui de mon propre road-movie. […] 

[…] J’y projetais mes fantasmes d’une autre vie, qui aurait eu pour cadre ces milliers de paysages éphémères. Condamné à disparaître dans l’instant, chaque instantané m’offrait un autre monde possible. J’étais toujours déçue d’arriver, de sortir de l’univers de la fenêtre.
Depuis trois ans maintenant, je retourne régulièrement dans cette région. J’ai brisé la vitre de la voiture, du bus, du train, pour me jeter tout entière dans le paysage. À pied, je peux mettre mon vieux film sur pause autant de fois que je le veux et assouvir ma curiosité. Je pars à la recherche d’un monde disparu, celui des souvenirs de ma jeunesse. Je traque ses traces, je déniche ses reliques. Dans ces lieux qui m’inspiraient tant alors, des personnages apparaissent, des histoires se dessinent. Le quotidien gris d’une région marquée par les vestiges de l’industrialisation et un taux de chômage important me semble source d’une inquiétante étrangeté : il s’y passe autre chose. Influencée par le cinéma belge et sa poésie noire, oscillant entre fiction burlesque et documentaire social, je dresse le portrait subjectif d’un territoire, le mien. (C. L.)

Clyde Lepage
PAZEA SOVNI / 2021

96 pages
16 x 21 cm

EDITIONS YELLOW NOW

PHOTOTWENS 2021/ Leuven

Natalie Malisse et Pauline Van den Este, deux diplômées du 75 exposent à Leuven

03/09/2021 → 19/09/2021 – Kapel Romaanse Poort, Brusselsestraat 63, B-3000 Leuven.

Unexposed, het Leuvense platform voor fotografie, nodigt u uit op de tentoonstelling van de PhotoTWENS-laureaten 2021 vanaf vrijdag 3 september 2021 om 10 uur in 30CC, Kapel Romaanse Poort, Brusselsestraat 63, B-3000 Leuven. De fototentoonstelling is te bezichtigen tot en met zondag 19 september op weekdagen telkens van 10 tot 17 uur en tijdens het weekend van 10 tot 18 uur.Op maandag is de tentoonstelling gesloten

KAMEL MOUSSA – .TIFF FOMU 2021

Kamel Moussa – diplômé ESA le 75 en 2016

Kamel Moussa is a Tunisia/Belgian photographer. He was born in Zarzis, Tunisia, in 1981, and currently lives and works in Brussels, Belgium.

Over the past fifteen years, bodies have been washing up on the Tunisian beaches of Zarzis, along with the detritus expelled daily by the sea. The bodies are those of men, women and children who, just before they drowned, still believed that this shoreline would be the first step towards their European Eldorado. In 2011, a local man decided to create a burial site for each one of these anonymous people. Chemseddine Marzoug set to work on his own initiative, building what is now known as the Graveyard for the Anonymous.

While taking photographs of Chemseddine carrying out his charitable work, Kamel Moussa — who is also from Zarzis — learned that in addition to taking care of those who died as they crossed the water, this fisherman fights for the survivors. Together with local organisations, Chemseddine helps the migrants who reached Tunisian soil and have been unable to move on, find accommodation, and, if possible, work.

During the project, the photographer was reminded of the situation that he recorded in 2018 in his book Unstable Balance, which captured the humiliating and desperate experience of young Tunisians who, disillusioned with the revolution and having bravely attempted to leave the country, were repatriated to Tunisia by force. Like them, many migrants from sub-Saharan Africa are now condemned to live in the purgatory of globalisation: neither in hell nor paradise, nor in a cemetery, yet all infinitely removed from their hopes and dreams.

– Text by Jean-Marc Bodson (.tiff)

https://www.futures-photography.com/artists/kamel-moussa

https://fomu.be/
FOMU | Musée de la Photographie

Deuxième saison / Mathilde Mahoudeau et Lucas Castel

Mathilde Mahoudeau et Lucas Castel diplômés 75 – 2018

Du 17.06.2021 au 12.09.2021 CENTRALE.box / Place Sainte-Catherine 44
1000 Bruxelles

Dans le projet documentaire Deuxième saison, les photographes Mathilde Mahoudeau et Lucas Castel explorent à travers l’image et le son, les différentes problématiques liées à la possible ré-ouverture d’un site d’extraction minière en Ariège (France).

L’exposition mêle le médium photographique à une pièce sonore, résultats des témoignages recueillis sur place. En février 2020, une première version de Deuxième saison a été présentée au Centre culturel Wolubilis à Bruxelles pour l’exposition Prix Médiatine, à l’occasion de laquelle le duo d’artistes a obtenu le Prix de la Ville de Bruxelles. En 2021, le duo propose une nouvelle version de Deuxième saison dans la CENTRALE.box. À cette occasion, Lucas Castel et Mathilde Mahoudeau présentent une auto-édition rassemblant les différentes pièces de leur documentaire. Le projet est également présenté au 104 à Paris, dans le cadre du festival Circulation(s) du 13 mars au 2 mai 2021.

Sète#21 Hugues de Wurstemberger

Hugues de Wurstemberger / professeur ESA 75 2003-2021

ImageSingulières est un festival de photographie documentaire créé en 2009 à Sète. Chaque année un photographe de renom est invité à porter son regard sur la ville pour en construire peu à peu le portrait, révélant ainsi les facettes de la photographie contemporaine. Tous ont donné naissance à une série photographique, chacune ayant fait l’objet d’un livre. #SETE 2021

C’est le photographe suisse Hugues de Wurstemberger qui a été choisi pour la treizième immersion à Sète. Celle-ci, dit-il, « va me faire traîner et tourner autour des étangs de Sète, de celui de Thau à celui de Vic, d’Ingril jusqu’à celui de l’Arnel et puis tourne les salins et puis au hasard Balthazar ! ». Révélé à ses débuts par son travail sur la Garde suisse pontificale au Vatican, qui a suscité de nombreuses réactions au moment de sa parution, Hugues de Wurstemberger n’a cessé depuis de trouver des approches inattendues et de contourner avec justesse les écueils des genres qu’il aborde. Ainsi en a-t-il été des travaux qu’il a menés auprès de peuples en lutte pour leur terre au Sahara occidental, ou de son magnifique album de famille Pauline et Pierre, cette « chronique lacunaire des siens » qui transcende l’anecdote en travaillant le lien entre humain et territoire, ici celui de l’enfance. On s’y avisera que le photographe entretient avec la terre un rapport organique, qu’il est avant tout un piéton, un crapahuteur, et que sur les berges de l’étang de Thau il se sentira comme l’hippocampe dans ses eaux.

L’artiste présentera son travail au festival ImageSingulières du 3 juillet au 5 septembre 2021 au Centre photographique documentaire – ImageSingulières (ancienne Maison de l’image documentaire).