PHOTO COGITO

21-22-23 mars > Trois jours d’activités autour de la photographie

Rencontres de 3 jours en 3 lieux, vernissage, discussions, projections avec Gilles Saussier, Matthieu Asselin, Philippe Chancel et d’autres… programme

Evènement photo organisé par des diplômé.es de l’ESA LE 75

Exposition de l’ÉSA Le 75 À l’IMMIX Galerie à Paris

Du 10 au 27 janvier 2018
vernissage le 11 janvier 19h30
rencontre avec l’école le 25 janvier

Depuis 2011, Immix a décidé de présenter une fois l’an des écoles déterminantes, en laissant carte blanche à l’un de leurs professeurs pour constituer une exposition représentative. Après avoir accueilli, entre autres, l’Ecole d’Arles avec Paul Pouvreau, les Beaux Arts de Paris avec Jean-Luc Wilmouth et les Cours Municipaux pour adultes de Paris avec Pierre Norman Granier, notre volonté est de témoigner désormais aussi des centres d’études à l’étranger.
Les écoles belges ont acquis une réputation forte ces dernières années. C’est le cas de l’ESA LE 75 de Bruxelles que nous avons le plaisir de présenter cette année. Jean-Marc Bodson et Vito Gisonda y enseignent dans une orientation qui privilégie une vision d’auteur centrée sur la création plastique en tant que langage et sur le documentaire en tant qu’interrogation du monde. Ils nous proposent les travaux de quatre des leurs étudiants qui ont terminé leurs études depuis 2 ou 3 ans.

Florine Thiebaud

Exils
L’épopée d’Ulysse décrit la Mer Égée comme une promesse de liberté, mais aussi comme ce qui contraint à l’exil. Elle est à la fois barrière, comme cela s’est vérifié au siècle passé avec la déportation milliers de communistes grecs sur l’île d’Ai Stratis. Elle est aujourd’hui à la fois un espoir, mais aussi un piège pour les personnes qui fuient leurs pays et se retrouvent bloquées sur des îles à l’entrée de l’Europe. Notamment sur l’ile de Lesbos avec sa prison et ses deux camps qui retiennent des milliers de réfugiés depuis plusieurs années.
Florine Thiebaud faisait partie de la promotion 2017 de la section photographie à l’ESA LE75. Son travail « Exils » a depuis lors été exposé au Festival Résonances/La Vallée à Bruxelles et montré à l’Intime Festival de Namur que dirige Benoit Poelvoorde.
www.florinethiebaud.com

Arnold Grojean

Koungo Fitini (Problèmes mineurs)

Ce projet a été réalisé en grande partie par des enfants des rues de Bamako (Mali) entre avril 2013 et avril 2015. Formés à la photographie au travers d’ateliers dirigés par Arnold Grojean, ceux-ci ont ainsi pu témoigner de la dure réalité de leur quotidien. Leurs images et textes sont repris ici dans 8 livrets tandis qu’un 9e livret présente les portraits nocturnes de ces enfants pris par le photographe sur leur lieu de vie. À la fin de ce dernier opuscule, un lexique permet de mieux contextualiser le projet dans la culture malienne.
Arnold Grojean a terminé ses études de photographie à l’ESA LE75 en 2015. La majorité de ses travaux concernent l’Ouest Africain dont il est passionné. Son projet « Koungo Fitini » (problèmes mineurs) a reçu le Prix Roger De Coninck  de la Fondation Roi Baudoin en 2015, le prix Médiatine du Centre culturel Wolubilis en 2017 ; « coup de coeur des professionnels » de Visas pour l’ANI en 2017, il sera exposé au Art Truc Troc de BOZAR à Bruxelles en janvier 2018 et à la galerie Faits et Causes à Paris en mars 2018.

Flavio Montrone

Carved into the Jade

En 2011, après quarante années de dictature militaire, le Myanmar est redevenu aux yeux du monde une république fréquentable. Depuis l’accession au pouvoir d’Aung San Suu Kyi quatre ans plus tard, le pays s’est ouvert petit à petit vers l’extérieur. En résidence dans ce pays que je ne connaissais pas, étranger à sa culture, j’ai trouvé dans les rues bouillonnantes de Yangon un théâtre idéal pour nourrir mes pensées. Dans cette ville en perpétuelle transformation, le passé et ses hauts faits me revenaient sous la forme d’innombrables statues. Le présent quant à lui s’incarnait dans tous ces gens rencontrés jour et nuit. Des héros du quotidien eux aussi taillés dans le jade.
Flavio Montrone a été diplômé de l’ESA LE75 en 2016. Après un projet sur la gentrification autour du stade Olympique à Londres (« A place beyond belief ? »), il a réalisé « Carved into the Jade », un travail à la chambre technique dans le cadre du Photo Festival de Yangon en Birmanie. Actuellement il construit un projet traitant de la santé mentale.
www.cargocollective.com/flaviomontrone

Kamel Moussa

Équilibre instable
La révolution tunisienne a laissé derrière elle un vide immense. De plus, l’économie du pays depuis longtemps essoufflée a reçu le coup de grâce des attentats de 2015.
Inscrits malgré eux dans une histoire qui les dépasse, tiraillés entre progressistes laïques et conservateurs religieux, les jeunes Tunisiens se sentent abandonnés à leur sort. Alors que les mots d’ordre de la révolution étaient ceux de la dignité et de la justice sociale, aujourd’hui leur déception est immense. N’attendant plus rien, entre incertitudes et combines, ils vivotent.
Des années ont passé depuis mon départ de Tunisie, cependant à chaque fois que je rentre au pays, je me pose la même question : que serai-je devenu si j’étais resté ici ?

Kamel Moussa a suivi des études de photographie d’abord à l’Ecole Agnès Varda, puis à l’Ecole Supérieure des Arts de l’Image LE75 à Bruxelles où il réside désormais.
Ses sujets de prédilection sont l’identité et la notion d’appartenance chez les jeunes ainsi que la fragilité et l’ambiguïté qui vont avec. En 2016, sa série Équilibre Instable a été exposée aux Boutographies de Montpellier. Elle y a reçu le « Coup de cœur Réponses Photo », puis a été publiée sur le site de Fisheye Magazine. En 2017, elle faisait l’objet d’une exposition au Parlement francophone bruxellois.
www.kamelmoussa.com

Festival Images Singulières 2016

Deux photographes issus du 75 expose au festival Images singulières à Sète du 4 au 22 mai 2016

PRISONS / SÉBASTIEN VAN MALLEGHEM / BELGIQUE

Prisons - Sébastien Van Malleghem Prisons - Sébastien Van MalleghemSébastien Van Malleghem

Sébastien Van Malleghem nous livre le fruit d’un long reportage sur l’état des prisons belges. Après s’être consacré au travail de terrain de la police, il s’attaque là à une autre institution de son pays. 

Il lui a fallu passer au travers de tous les pièges tendus et obtenir les autorisations d’une administration bien frileuse mais au final son constat est impressionnant :

« Je veux montrer la détresse générée par la privation de liberté et de relations, par la claustration dans des cellules aux relents de roman gothique ou de film d’horreur, par l’échec aussi ; celui de l’évasion avortée dans la drogue ou les rapports malsains. Ces visages torves, défaits, victimes et miroirs des passions nées dans nos théâtres urbains sont notre part d’ombre… »

Le livre Prisons est disponible aux Editions André Frère.

Diplômé en 2009 de l’Ecole Supérieure des Arts “Le 75“, Sébastien Van Malleghem circonscrit d’emblée un univers photographique singulier, au sein duquel les ruptures et les contrastes incisifs de l’image transcodent la constante pression de l’urgence qui anime le geste du photographe. Depuis 2008, celui-ci s’est engagé dans l’élaboration d’un triptyque consacré à l’exploration du système judiciaire, dont Police (2008-2011) et Prisons (2011-2014) constituent les deux premiers opus. Au terme d’une incursion en Libye sur les ruines de la dictature de Kadhafi (The Ruins of the Power, 2012), Sébastien Van Malleghem se recentre sur l’Europe pour s’intéresser aux junkies, Sdf, artistes et contestataires à la dérive que régurgite la capitale allemande : The Last Shelter clôture en 2014 un reportage initié à l’occasion d’une invitation de deux mois en résidence d’artiste à Berlin (2013). Violent, hanté d’une prescience de noctambule, le territoire ainsi balisé, d’un reportage l’autre, assigne les dysfonctionnements, les fractures humaines et sociétales, la marginalité et le dévoiement de l’insoumission, l’échec. Traversé d’une compassion amère, il exsude le chaos des univers mentaux, la fragilité des mondes intérieurs, l’évanescence de l’humain.
Lauréat 2015 du Prix Lucas Dolega avec Prisons, Sébastien Van Malleghem inscrit son empreinte dans la lignée des photojournalistes profondément attachés à la liberté d’expression, à l’implication sur le terrain et à la prise de position assumée. Les images de l’auteur ont par ailleurs fait l’objet de nombreuses récompenses, publications et expositions à travers le monde.

INSERT COINS / CHRISTIAN LUTZ  / SUISSE [AGENCE VU]

Insert Coins - Christian Lutz Insert Coins - Christian Lutz

C’est de stupeur qu’a été frappé le photographe Christian Lutz au cours de ses multiples voyages dans la ville qui ne s’éteint jamais.

Son observation incisive tranche alors le vernis des illusions et des joies artificielles, laissant apparaître des individus isolés, recrachés par des casinos carnassiers, comme autant de fracas silencieux. À Las Vegas, tout semble possible, et surtout l’indifférence.

« Insert Coins est un blues, un râle », selon les propres mots de l’auteur. Son rythme est mélancolique et sombre, intimement travaillé par une poésie qui rend regardable l’inadmissible et injecte de l’humanité là où les jeux semblent être définitivement faits. Son chant se diffuse comme un avertissement à remettre de l’ordre dans nos valeurs. « Une sorte d’évidence m’a poussé vers Las Vegas. Quand j’y ai réalisé mon premier voyage, nous étions en pleine crise financière ; on nous avait expliqué en long et en large qu’elle nous venait des États-Unis, dont le système économique semble demeurer un modèle pour l’Europe. J’ai ressenti le besoin de me confronter à un emblème de la fabrication de l’illusion, au symbole même de l’entertainment made in USA. D’aller voir derrière les lumières d’un système de valeurs délétère.»

Sortie du livre Insert Coins en mai 2016 aux éditions André Frère.

Christian Lutz (Suisse, 1973) étudie la photographie à l’Ecole supérieure des Arts et de l’Image « le 75 », à Bruxelles.
Il y a plus de dix ans, il a entamé un projet photographique de long terme sur le pouvoir. Ce travail, fondamentalement politique et engagé, connu sous le nom de Trilogie, l’a propulsé sur la scène internationale. Il se compose de trois séries : Protokoll (2007), sur les codes de représentation politique ; Tropical Gift (2010), sur le pouvoir économique, et finalement In Jesus’Name (2012), sur le pouvoir religieux. Distingué par de nombreux prix, le travail de Christian Lutz est exposé dans le monde et fait régulièrement l’objet de publications. Dans la lignée de la photographie documentaire à ses débuts, sa démarche s’en est vite démarquée pour affirmer une mise à distance singulière de la réalité qui éclaire la frontière ténue entre fiction et réalité.
Christian Lutz Festival Images Singulières

Workshop à Port-au-Prince – Haïti

Un workshop organisé par l’ESA Leseptantecinq en collaboration avec l’ENARTS à Port-au-Prince.

Du 12 au 24 octobre 2012. Initiation au dessin, à la photographie, à la  et à la mise en page éditoriale