Christophe Alix

Directeur

Christophe Alix est artiste, chercheur et enseignant en art de la performance. Il dirige l’École supérieure des Arts de l’image Le 75 à Bruxelles depuis 2014. Avant de s’installer en Belgique, il a vécu et travaillé pendant près d’une vingtaine d’années en Angleterre où il a obtenu sa thèse de doctorat (Ph.D.) à Aston University et où il a été professeur en études théâtrales et performances à la School of Arts and New Media de l’University of Hull (2003-2014). Avant l’Angleterre, il a vécu en France où il a, entre autres, obtenu une Licence en droit public (1993) et un Master en droit international privé (1994) à l’Université de Montpellier alors qu’il expérimentait déjà ses premières créations théâtrales et performances en collaboration avec plusieurs artistes, écrivains et collectifs.

Sa pratique et recherche s’articulent autour de l’Art performance depuis le milieu des années 1990, même si nous parlions à l’époque plus d’événement, de pièce ou d’action.

Il a navigué entre différentes formes présentées sur différents espaces, autant des scènes nationales que sa chambre ou des cabarets. Il s’est par exemple intéressé à la place de la (re)présentation du corps à travers sa textualité scénique (comme dans Ubu, 2002-2003 et The Well-Established World Before, During and After It Falls, 2010-2013), son rapport à la technologie (Objects Found or Lost, 2005-2006 en collaboration avec Lucille Calmel ou Cuisine, 2008-2011 en collaboration avec les artistes sonores et visuels Jean-François et Jérôme Blanquet, Benoît Bellet), des espaces queer (sous le coup de nombreuses interventions en collaboration avec de nombreux artistes, dont Isabelle Bats et Jean Biche, avec par exemple The Wedding - A (re)Action ou Bas Nylon, entre 2009 et 2015).

Ses pièces ou celles pour lesquelles il a collaboré ont été produites, montrées ou diffusées en Belgique (Trouble, Les Nuits Blanches, Le Manège de Mons, Kunstencentrum Buda, La Bellone, Les Bains::Connective, Chez Maman, Les Halles de Schaerbeek, etc) et à l’étranger, comme au Festival d’Avignon, AV08 Festival, Institute of Digital Innovation, Middlesbrough Institute of Modern Art (MIMA), Hangar.org (Barcelone), Kunstradio (Vienne), Crescent Arts, On The Edge (Scarborough), Summer University of Performing Arts (Malte), Radio Divergence, Printemps des Comédiens (Montpellier), Karmonaïa (Berlin), (Re)Actor (Queen Mary University, Londres), West End Festival (Glasgow), Teatro Valle/Cinema Paradisio (Rome), etc.

Depuis 2015, son travail vise à explorer la performance autrement qu’en convoquant un public autour d’une action. C’est ce qu’il nomme la « performance invisible » avec récemment Voisinage et performance invisible : observer, écrire, recevoir, une série de résidences, en collaboration avec l’artiste photographe et performeuse Mélanie Peduzzi et le cinéaste Raphaël Balboni, projet qui a abouti à une restitution à L’imaginaire/Centre des Arts et de la Culture (en collaboration avec le Centre Régional de la Photographie/CRP, la Communauté d’agglomération de La Porte du Hainaut et Wallonie-Bruxelles/Théâtre-Danse) à Douchy-les-Mines en 2017. 

Il a également écrit, publié et participé à de nombreux livres, revues, séminaires et colloques sur des perspectives diverses et variées autour de la performance, telles que son rapport à la dramaturgie, les didascalies chez Antonin Artaud, le kitsch, les méthodes didactiques, le cyber, le queer, la subversion, la transgression et l’activisme.

Il défend enfin, depuis de nombreuses années, la place de la pratique artistique comme recherche fondamentale dans les études supérieures, sujet sur lequel il a aussi publié. À cet effet, il est membre du bureau de a/r - art/recherche et du comité scientifique de la revue Agôn depuis 2021.

En tant qu’invité extérieur, il continue à donner des cours et ateliers en performance dans le monde entier, en évitant autant que possible de dissocier la pratique de la théorie dans son enseignement et sa recherche.